Evolution historique du système des parloirs dans les établissements pénitentiaires

Posté par philippepoisson le 29 octobre 2008

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Evolution historique du système des parloirs dans les établissements pénitentiaires

 

Sous l’Ancien Régime, les prisonniers peuvent bénéficier des visites de leurs proches. Ces dernières sont rarement réglementées dans les prisons seigneuriales et des villes. Parfois elles y sont même encouragées. La visite des proches étant une opportunité pour le prisonnier de se voir attribuer des subsistances sans lesquelles il n’aurait pu survivre.

Des scènes de visites familiales sont reproduites sur des tableaux de la Révolution de 1789, et sont significatives : les détenus et leurs proches se retrouvent pour festoyer dans les divers endroits de la prison : cours de promenade, cellules, loges du concierge ou du geôlier.

Dans les prisons d’Etat paradoxalement, l’institution du lieutenant général de police, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, entraîne la mise en place d’un contrôle exigeant en matière de discipline des prisons, et en particulier de l’organisation des visites. Le modèle disciplinaire des prisons de l’Etat est appliqué à l’ensemble des prisons parisiennes au début du XVIIIe siècle, puis aux maisons centrales mises en service à partir du Premier Empire. Le règlement de 1822 concernant les parloirs prévoit un lieu spécifique pour le déroulement de celui-ci, tandis que les autorisations de visites sont décernées exclusivement par le directeur ou son adjoint. Une ébauche d’horaires est même esquissée à cette occasion.

Concernant les prisons départementales, le parloir s’organise notamment par le Règlement général du 30 octobre 1841, lequel entend mettre fin « aux prétendues orgies » qui ont lieu jusqu’à là. Le maire est chargé de délivrer les permis de visite.

Le même règlement de 1841 reprend l’essentiel des dispositions adoptées en 1822 pour les maisons centrales :

- lieu déterminé, sous le contrôle des gardiens ;

- durée et horaires des visites déterminées par un règlement particulier.

le parloir n’évolue plus guère par la suite, en ce qui touche à ses grands traits d’organisation :

- lieu déterminé ;

- surveillance des gardiens ;

- horaires stricts ;

- permis de visite délivrés par une autorité administrative (le juge d’instruction n’étant consulté pour les prévenus qu’à partir de 1866).

Sous la Troisième République, le parloir à double grillage se généralise dans les établissements pénitentiaires, ceci afin de prévenir les évasions, dans les maisons centrales à partir de 1872, dans les maisons d’arrêt cellulaires après 1877.

La seule véritable innovation intervenue entre cette date et les années 1970 consiste dans la substitution, au cours des années 1960, de la vitre « hygiaphone » à la double grille.

Postérieurement deux réformes essentielles interviennent :

- celle de 1975, qui prévoit le parloir sans dispositif de séparation dans les centres de détention ;

- la réforme réalisée par le décret du 26 janvier 1983, qui généralise cette mesure à l’ensemble des établissements pénitentiaires.

 

 

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